La tourmente

L’homme est dans la plus grande des misères, l’homme est dans la plus grande des confusions.
Voyez cela, frères, voyez ce qui reste de l’homme.
La tourmente le secoue, le souffle, menace de le balayer comme un fétu de paille sous un vent ennemi.
Voyez, il tremble, plie, courbe l’échine.
Serrant autour de lui, ses maigres biens,
décidé à ne point laisser échapper ces choses si durement acquises dans le douleur et l’humilité.

Il ploie sous la charge, il endure en silence, mais obstiné, décidé, il ne cède pas.
La tourmente souffle plus fort et menace de l’emporter entier, corps et biens, vers un néant qu’il se refuse d’accepter.
Il se baisse, s’accroche à la terre elle même, prie et supplie, implore clémence pour ses fautes, son inattention, mais ne lâche pas.

La voix de la tourmente se fait plus grande, plus forte,
brise les rochers, fait trembler les cimes,
ordonne capitulation et soumission…

Et lui il s’accroche plus fort, plus solidement,
une main dans la terre, une autre contre sa poitrine,
les yeux essayant de décrypter les ombres de l’avenir,
de percer le voiles des illusions.

Son défi semble ridicule, illusoire et vain,
voyez le, frères, il semble si frêle, si faible,
face à l’immensité de la tourmente.

Qui est-il donc pour penser défier ainsi le sort?
Ne voit-il donc pas l’inutilité de sa résistance, la futilité de son combat?
Qui est-il pour oser!!??
Seul dans cette obscurité?

Pas à pas, il l’espère, il pense en sortir…
Lui … Humain, si faible, si obstiné dans ses croyances, dans sa décision…

La tourmente rigole, amusée et incrédule devant tant obstination.
Joueuse, elle sait, que tôt ou tard,
ce sera son heure, de briser et de vaincre.

Elle a tout le temps, tout son temps à lui pour cela.
Elle décide d’attendre et de voir, si lui,
il saura éviter la prochaine rencontre.
Elle s’ouvre alors et le laisse avancer certaine déjà de vaincre à la fin…
Tout comme lui d’ailleurs..

Voilà élements, frères, mon rêve, mon songe.
Pour ce jour et les autres, je vous salue tous bien bas,
vous qui tenez bon et encore plus,
vous autres qui n’avez pas eu la force de ne pas céder.

Pic @maxpixel.freegreatpicture.com

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